Miniature - Ceux qui nous frappent

Ceux qui nous frappent

  • Anaïs Llobet
  • Auteur francophone
  • Drame
  • Féministe
  • Intrigue
  • Politique
  • Psychologie
  • Roman
  • roman adulte
  • Société

Le résumé

Charles Levain, jeune trentenaire bien sous tous rapports, comparaît devant le tribunal de Rennes pour un motif inhabituel : harcèlement moral sur conjointe ayant causé son suicide. Son ex-compagne, la championne de boxe Sara Messina, s’est jetée dans les eaux de la Vilaine. Si Charles affirme que Sara était dépressive et qu’il tentait tant bien que mal de la soutenir, pour la mère de la victime, il est un homme violent et sa fille était sous son emprise. Quant aux amies de Sara, cela fait longtemps qu’elles ne croient plus à la justice. Mais elles ne laisseront pas Charles impuni.

Les trois jours de procès autour de ce « suicide forcé » verront défiler à la barre experts, policiers et avocates – témoins parfois troubles de la détresse mais aussi du caractère impétueux et complexe de la boxeuse.
Tous tenteront de répondre à l’épineuse question : qui a tué Sara ?

Anaïs LLobet pousse dans leurs retranchements nos perceptions de la justice, de la violence et de la vengeance.


La critique du Chat Botté

L’avis de Sophie :

« Ceux qui nous frappent » est un roman qui aborde la notion de suicide forcé. Un concept qui soulève des questions aussi complexes que troublantes, notamment au sein de la justice.

Et c’est au tribunal de Rennes que va nous entrainer Anaïs LLobet. Elle va y camper le procès de Charles Levain, un trentenaire à l’apparence soignée, poursuivi pour harcèlement moral sur sa conjointe, ayant conduit au suicide de celle-ci. Sara Messina, championne de boxe, s’est en effet jetée dans le fleuve ‘la Vilaine’ une année plus tôt.

Si Charles Levain défend la thèse d’une femme et compagne dépressive qu’il n’a pas pu sauver, malgré toutes ses tentatives pour la soutenir, la mère de Sara veut confronter celui qu’elle considère comme un homme violent, qui aurait isolé sa fille et l’aurait maintenue sous emprise. Au cœur du roman, comme en filigrane de ce procès, se dessine alors une question essentielle : qui a tué Sara ?

Durant trois jours de procès, l’auteure offre aux lecteurs une vision d’ensemble particulièrement complète de l’affaire, grâce à la multiplication des points de vue : juges, avocates, experts, policiers, membres de la famille, journalistes, amis et amies des deux parties, prennent tour à tour la parole et apportent des éléments, allant de la nuance à la controverse. J’ai aimé la profondeur dont est pourvu chacun de ces protagonistes. Au fil des pages, nous découvrons ainsi leurs contradictions, leurs failles et leurs zones grises, allant parfois jusqu’à nous immiscer dans leur intimité.

L’autrice brosse en effet une vaste fresque humaine et judiciaire, tout en maintenant une narration rythmée et vivante. Les nombreux rebondissements entretiennent le suspense et renouvellent sans cesse notre regard sur l’affaire. À mesure que les témoignages se succèdent, les certitudes vacillent et les vérités se révèlent plus difficiles à saisir qu’il n’y paraît.

« Ceux qui nous frappent » est ainsi un roman qui s’inscrit pleinement dans l’actualité et qui, par sa richesse, sa complexité et les questions qu’il soulève, nous pousse à interroger nos propres jugements, notre perception des violences conjugales et la notion même de responsabilité. Brillant!

Parution le 26 août 2026
Prix : 21.90€


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