ESKERA
- Bérangère Cournut
- Auteur francophone
- Nature
- Roman
Le résumé
Avec Née contente à Oraibi et De pierre et d’os , Bérengère Cournut nous plongeait dans le monde des Hopis en Arizona puis des Inuits au Groenland. Avec ce nouveau roman, elle nous transporte en Patagonie avec Eskera, fille d’un peuple nomade confronté à la violence des tempêtes, à l’irruption des hommes venus d’ailleurs et à la menace de sa propre disparition.
Sur une grève battue par les vents, Eskera vit seule avec son grand-père. Au cœur des canaux maritimes de Patagonie, elle plonge pour cueillir des moules, ramasse des œufs dans les marais. Depuis la forêt escarpée elle guette l’arrivée de ses amis Yuras et Yasoep, dont les familles sont en perpétuelle migration.
Jusqu’à ce qu’un jour, une vague immense vienne ravager ce monde. Arrachée au rivage qu’elle a toujours connu, Eskera est entraînée par les flots dans un voyage à travers le temps et l’histoire de ses ancêtres, nomades de la mer présents depuis des milliers d’années sur la pointe australe du continent.
Après les Hopis dans Née contente à Oraibi et les Inuits dans De pierre et d’os , c’est à la rencontre des Kawésqar que Bérengère Cournut nous emmène. Eskera au bord du monde raconte le destin d’une enfant-esprit pleine d’élan et de candeur, qui grandit en suivant les traces d’un peuple et d’un monde menacés d’effacement – et pourtant toujours vibrants.
La critique du Chat Botté
L’avis de Delphine :
« Eskera. Au bord du monde« est un magnifique roman, porté par une plume véritablement enchanteresse.
Avec Bérengère Cournut, nous partons pour les terres sauvages de la Patagonie et de l’île de Chiloé, à la rencontre d’Eskera et du peuple kawésqar. L’autrice nous plonge dans des paysages grandioses, battus par les vents et le froid : les glaciers, les canaux maritimes, les forêts escarpées, les marais, les otaries… Toute cette nature sauvage, à la fois rude et d’une beauté saisissante, devient presque un personnage à part entière.
J’ai particulièrement aimé cette façon de raconter un peuple qui, autrefois, vivait en parfaite symbiose avec son environnement. Ces nomades de la mer connaissaient leur territoire, ses dangers et ses richesses, et avaient développé une relation profondément respectueuse avec la nature.
À travers le voyage d’Eskera, on découvre aussi l’histoire et les traditions de ces peuples nomades, mais surtout leur destin tragique, confrontés à l’arrivée des hommes venus d’ailleurs et à la disparition progressive de leur monde. C’est une histoire belle et profondément touchante, qui nous fait voyager tout en nous invitant à réfléchir à ce que les hommes ont fait de ces terres et de ceux qui y vivaient depuis des milliers d’années.
Je me suis laissée porter par la plume de Bérengère Cournut, comme par les flots qui entraînent Eskera dans son voyage à travers le temps et l’histoire de ses ancêtres.
C’est beau, c’est prenant, c’est d’une beauté presque magique. Un roman qui plaira sans aucun doute à ceux qui ont aimé « Là où chantent les écrevisses », pour cette même capacité à faire ressentir la puissance, la beauté et la fragilité de la nature.
Un très beau roman à lire pour s’émerveiller devant la nature, mais aussi pour prendre conscience de tout ce que l’humanité a peu à peu effacé. Je le recommande vivement.
parution le 27 août 2026
prix 22 euro
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