Miniature - Canoës

Canoës

  • Maylis de Kerangal
  • Nouvelles
  • Roman

Le résumé

« J’ai conçu Canoës comme un roman en pièces détachées : une novella centrale, « Mustang », et autour, tels des satellites, sept récits. Tous sont connectés, tous se parlent entre eux, et partent d’un même désir : sonder la nature de la voix humaine, sa matérialité, ses pouvoirs, et composer une sorte de monde vocal, empli d’échos, de vibrations, de traces rémanentes. Chaque voix est saisie dans un moment de trouble, quand son timbre s’use ou mue, se distingue ou se confond, parfois se détraque ou se brise, quand une messagerie ou un micro vient filtrer leur parole, les enregistrer ou les effacer.
J’ai voulu intercepter une fréquence, capter un souffle, tenir une note tout au long d’un livre qui fait la part belle à une tribu de femmes – des femmes de tout âge, solitaires, rêveuses, volubiles, hantées ou marginales. Elles occupent tout l’espace. Surtout, j’ai eu envie d’aller chercher ma voix parmi les leurs, de la faire entendre au plus juste, de trouver un « je », au plus proche. »


La critique du Chat Botté

L’avis de Marie:

Canoës, c’est un roman qui était à la librairie depuis des mois déjà et dont je repoussais la lecture. C’est un recueil de nouvelles, un genre un peu délaissé aujourd’hui, mais qui me plait bien, et celui-ci promettait un style très poétique qui me parle beaucoup.

Il est difficile de résumer ce livre, un « roman en pièces détachées » comme le décrit Maylis de Kerangal, mais dont il n’est pas évident de mettre le doigt sur le lien qui en unit les parties. Pourtant, une fois la lecture terminée, un thème global se découpe: celui de la voix, la voix qui raconte, centrale à l’œuvre de fiction, la voix qui change et porte la trace d’une personne, la voix qui échoue parfois à être vectrice de communication.

Et la voix de Maylis de Kerangal est d’une beauté absolue, avec son style particulier, tantôt ouvragé, tantôt plus direct et mêlant des mots anglais au texte. Si certaines nouvelles m’ont davantage plu que d’autres (j’ai adoré « Un oiseau léger » et « nevermore », moins aimé (moins compris?) « Ontario »), il sort de Canoës une impression de poésie qui dure. C’est, je crois, un livre que j’aimerais relire. Peut-être n’est-ce pas l’œuvre idéale pour découvrir l’autrice car elle est un peu disloquée et au récit moins clair qu’un roman comme Réparer les vivants, mais il vaut le détour pour les férus de littérature et de beaux textes.

Prix: 16.50 €

Parution le 13/05/2021


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